Aude : trois ans ferme pour des violences sur sa conjointe, et le vol d’un camion dans une société

Ce lundi 5 septembre, un Biterrois de 26 ans a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal. Les faits reprochés avaient eu lieu à Limoux le 2 août, avant de se poursuivre sur la préfecture audoise dans la foulée. Il a été écroué à l’issue de son jugement.

En détention provisoire depuis le 8 août, c’est sous escorte policière que Giovanni est arrivé dans un palais de justice en travaux, où il a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal. À ce Biterrois qui fêtera ses 27 ans le 8 septembre, il était reproché une récidive de violences sur sa compagne, du 1er au 2 août à Limoux. Mais il avait aussi à répondre du vol d’un camion, et de la détérioration d’un portail au sein de la plateforme médico-logistique voisine du centre hospitalier de Carcassonne, le 2 août.

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Ce jour-là, c’est tout d’abord dans la soirée que les gendarmes sont intervenus dans l’appartement d’un couple, où des cris venaient d’être entendus par un voisin : « Tu m’étouffes, arrête. Tu me fais mal ! ». Derrière la porte d’entrée, le sol et les murs sont maculés de sang, tout comme le prévenu qui vient de se couper à un doigt. À ses côtés, sa compagne porte d’anciennes traces de coups sur le visage. Mais elle a aussi un bleu à l’œil et des marques d’étranglement. Face aux interrogations légitimes des gendarmes, la jeune femme déclare pourtant n’avoir pas subi de violence. Soit !

Ça m’est arrivé de la frapper, mais juste une fois.

Plus tard, ce sont des images vidéo fournies par le propriétaire des lieux qui démontreront le contraire… Continuant de saigner abondamment du doigt, le prévenu sera alors pris en charge par les pompiers, et évacué vers les urgences de l’hôpital de Carcassonne pour la pose de nécessaires points de suture. Les soins terminés, Giovanni va alors sortir contre avis médical, et se rendre à la plateforme médico-logistique toute proche. Sur place, après être rentré par escalade, le prévenu va alors voler un camion, avant de partir en trombe et de défoncer le portail d’entrée pour sortir. Il n’ira pas bien loin, puisqu’il sera finalement interpellé par la police à la suite d’un accident de la route.

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Devant le tribunal, Giovanni reconnaît les faits reprochés, sans en avoir de souvenir précis. Au sujet des violences sur sa compagne : « Ça m’est arrivé de la frapper, mais juste une fois. Là, je lui ai mis une gifle dans la voiture, c’est tout ! » Questionnée à son tour, la compagne du prévenu s’est dite « heureuse » dans son couple qu’elle décrit comme « épanoui » : « Ce soir-là, c’est l’alcool, ce n’est pas lui ! C’est à cause de moi qu’il a bu… » Du parcours pénal du prévenu, on apprend qu’il était sous le coup d’un sursis probatoire et d’un contrôle judiciaire lors de la commission des faits. Il affiche sept condamnations au compteur.

On a clairement des violences conjugales, même si elle refuse de considérer son conjoint comme violent.

Au ministère public, le substitut du procureur a parlé d’« un dossier qui fait froid dans le dos, à la vue des photos et des PV retranscrits par la gendarmerie. On a clairement des violences conjugales, même si elle refuse de considérer son conjoint comme violent ». Pour le représentant du parquet, « il n’y a pas que l’alcool ou la cocaïne qui ont conduit au passage à l’acte dans cette affaire. Il y a autre chose ! » La peine de trois ans de prison a ainsi été requise avec maintien en détention, ainsi que la révocation d’un sursis en cours à hauteur de quatre mois.

À la défense, Me Jean-Christophe Marti a plaidé pour « une peine adaptée » à la personnalité de son client qui a besoin de soins. « Les images ne sont pas représentatives de ce qui s’est passé ce soir-là ». Et de regretter qu’une expertise psychiatrique n’ait pas été ordonnée pour celui qu’il assiste… À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement condamné Giovanni à trois ans de prison, avec maintien en détention. Le prévenu devra également verser la somme de 16 733,68 € à la plateforme médico-logistique, au titre de son préjudice matériel.

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