Une vingtaine de tentes sont disposées les unes collées aux autres dans un parc public mais cachées par des barrières de chantier. À côté de ces installations, trois migrants discutent et jouent aux cartes. Ils viennent d’arriver sur cet emplacement au Mas des Brousses à Montpellier grâce à l’aide de Samuel Forest, président de l’association Solidarité Partagée, qui aide et accompagne ces personnes sans ressources. Ils n’ont pas le droit d’être là dans les faits mais pour le président, « c’est la seule solution« .
Contenus de la page
Une installation illégale…
Car le jeudi 25 août, ils ont été expulsés du campus de Bissy à Saint-Clément-de-Rivière après avoir atteint le délai maximum de séjour autorisé. Une quarantaine de personnes ont été invitées à quitter les lieux. Et elles ont suivi Samuel Forest jusqu’au Mas des Brousses. Même si leur installation là-bas est illégale. « On a investi ce lieu qui était abandonné, on ne gêne personne. On veut y rester. On a tenté de discuter avec la mairie mais sans issue positive » regrette Samuel Forest. Car la SERM (Société d’équipement région Montpelliéraine) a engagé une procédure judiciaire contre cette occupation.
…mais souvent autorisée un temps par la justice
Un huissier de justice est passé à deux reprises pour constater les faits en prenant des photos. Pour l’heure, Samuel Forest est toujours sur place avec ses camarades et attend la suite. « On va recevoir un référé d’urgence de la part de l’huissier avec une date de jugement. On ne voulait pas en arriver là mais on n’a pas le choix » détaille Samuel Forest. Qui demeure plutôt confiant car souvent dans ce genre de situation, la justice accorde un délai de séjour de quelques mois aux personnes sur place avant d’être dans l’obligation de quitter les lieux.
https://www.francebleu.fr/infos/societe/des-personnes-etrangeres-sans-papier-1662110865#xtor=RSS-124
.
