« C’est du jamais vu« , se désole Luc Chabrol, propriétaire de sept hectares de parcelles dans l’étang de Capestang. Depuis la fin du mois de juillet, des centaines d’oiseaux sont victimes du botulisme, une bactérie qui paralyse les volatiles et les fait, à terme, mourir. « On a décompté au moins 500 décès d’oiseaux, dont des espèces protégées, et il y en a forcément plus parce que certaines zones de l’étang ne sont pas accessibles« , précise Baptiste Billot, président du GIC, de l’étang de Capestang, une structure qui gère la chasse et la protection de la faune, notamment, des lieux.
Le botulisme, c’est une bactérie naturellement présente dans les zones humides, qui se développe dans les eaux chaudes peu profondes. La bactérie entraîne une toxine que les oiseaux accumulent au fur et à mesure de leur contact avec l’étang. La toxine vient ensuite se fixer sur les centres nerveux des animaux jusqu’à les paralyser. La fédération de chasse de l’Hérault a procédé a des biopsies pour s’assurer qu’il s’agissait bien de cette maladie et non d’une éventuelle grippe aviaire, qui touche actuellement l’ouest de la France.
La solution : un apport d’eau et la baisse des températures
Pour ne pas propager davantage la maladie, les chasseurs ont renoncé à l’ouverture de la chasse au gibier d’eau, initialement prévue le 21 août dernier. Elle est suspendue jusqu’au 11 septembre.
Un problème qui a pourtant sa solution : l’arrivée d’eau fraîche dans l’étang, qui ne cesse de s’assécher. Pour ça, il faudrait de la pluie, sauf qu’il n’est pas tombé une goutte depuis des semaines autour de Capestang. L’autre remède, serait alors de détourner une partie de la rivière l’Aude. « On attend une réponse rapide de la DDTM (Direction départementale des Territoires et de la Mer) de l’Aude, mais on n’a toujours rien depuis 15 jours, alors que ç’a été fait sur un étang voisin« , s’agace Baptiste Billot. Il faut pourtant agir vite : « plus l’eau va baisser, plus la bactérie va se développer et se donner de plus en plus. »
Les services de la préfecture de l’Aude n’étaient pas joignables ce vendredi pour répondre aux questions de France Bleu Hérault.
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