Top 14 – Saga Stade français : Paris veut écrire son histoire en caractère gras

En manque cruel de caractère au cours de la saison dernière, le Stade français tente de se construire un nouvel état d’esprit. C’est dans cette idée qu’a été orchestré le recrutement. Objectif : s’inscrire durablement dans le haut du classement.

L’image laissée lors du dernier match de la saison dernière contre Brive au stade Jean-Bouin est encore présente dans toutes les têtes. Cela devait être une fête. D’abord, pour les adieux d’Antoine Burban. L’emblématique troisième ligne aile du club de la capitale tirait ce soir-là sa révérence après seize années de (très) bons et loyaux services. Ensuite, parce que Yoann Maestri, lui aussi, disputait le dernier opus de son immense carrière. Las, le Stade français a totalement failli. Un raté majuscule (défaite 17-33) dans la droite lignée d’une saison très décevante, conclue à la 11e place du Top 14. Dans les entrailles du stade de la porte d’Auteuil, le visage du manager Gonzalo Quesada en disait long sur sa déception. « Je m’attendais à ce que Brive, qui jouait pour sa survie, soit à un niveau d’engagement plus élevé, avait-il déclaré sur l’instant. Mais je ne m’attendais pas à être si loin. Je suis déçu de l’image que l’on a donnée encore une fois. Il y a zéro excuse. On défendait le maillot du Stade français et on pouvait faire bien mieux. Je suis très déçu pour ce club que j’aime… » Et d’ajouter un peu plus tard : « Que faire pour la saison prochaine ? Là, je suis trop déçu. J’aime vraiment ce club. Je suis revenu au Stade français l’année où ils ont fini dernier (2019-2020) et je voulais participer à sa reconstruction. Dans des soirées comme celle-là, ça fait très mal de voir le match qu’on a fait, de voir tous les joueurs qui s’arrêtent là-dessus. »

Wild : « C’est de caractère dont l’équipe manquait l’an dernier »

Voilà les conditions dans lesquelles les joueurs du Stade français sont partis en vacances. Ambiance. Face à tant d’inconstance, le constat a été dressé. Le club de la capitale souffrait d’un déficit de caractère. Très tôt dans la saison, les dirigeants ont tenté d’y remédier, de trouver des solutions pour l’exercice à venir. Le recrutement a été axé en ce sens. Et si Morgan Parra (33 ans) n’est plus le jeune premier qu’il a été, il a tout de même été l’un des premiers visés par le directeur général Thomas Lombard et son directeur du rugby Gonzalo Quesada. « J’ai un a priori très positif sur Morgan Parra, s’est d’ailleurs félicité le président propriétaire Hans-Peter Wild dans ces colonnes au cours du mois de juillet. Récemment, nous avons eu une longue discussion tous les deux. Il m’a impressionné, c’est un vrai leader et de ce que je comprends, il a été très rapidement accepté par l’équipe. Ces prochaines semaines, Parra va faire se lever d’autres leaders dans le groupe et nous donner du caractère. C’est ce qu’il nous manquait, la saison dernière. » « Morgan a été recruté pour nous apporter une exigence qui nous a parfois fait défaut, développe Lombard. Nous savons qu’il va la transmettre. D’autres joueurs d’expérience et à fort caractère nous ont rejoints, comme Mickaël Ivaldi ou encore Baptiste Pesenti. Et puis, nous avons ciblé des joueurs à forts potentiels comme Lucas Peyresblanques ou Mathieu Hirigoyen ou encore des revanchards comme Julien Ory ou Théo Dachary. Alors oui, j’entends dire que notre recrutement n’est pas clinquant. Mais le clinquant est-il un gage de réussite ? Je ne crois pas. »

Lombard : « Nous inscrire durablement dans la première partie du classement »

Au total, douze recrues ont débarqué sur les bords de Seine (pour douze départs). À l’heure où nous écrivons ces lignes, un trois-quarts centre est encore attendu. Objectif : que Paris redevienne Paris, avec une identité propre. Mais pas seulement. Avec une âme et du caractère aussi. « Notre objectif, c’est de nous inscrire durablement dans la première partie du classement », jure Lombard, sans trop prendre de risque. À juste titre. Et Hans-Peter Wild conclut : « Il n’est jamais trop tôt pour penser à un titre mais il faut surtout être réaliste. Regardez Mohed Altrad : il a attendu onze ans avant de remporter son premier Bouclier de Brennus avec Montpellier. Moi, quand je suis arrivé dans le rugby pour reprendre le Stade français (mai 2017), je pensais pouvoir remplir les objectifs plus vite. Ce sport m’a aussi appris la patience. Mais je garde espoir. »

https://www.midi-olympique.fr/2022/08/16/paris-veut-ecrire-son-histoire-en-caractere-gras-10487647.php

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