« C’est juste le rêve d’avoir un skate-park comme ça en France pour passer les meilleures sessions possibles », raconte Sacha, 19 ans, après quelques tours de trottinettes. À Baillargues, près de Montpellier, a été inauguré, samedi 2 juillet, un complexe de glisse urbaine tout neuf et quasi identiques aux complexes utilisés en compétitions. Grâce à ça, le FISE également, le territoire se pose encore plus comme la terre d’accueil des actions sports.
« Si on voulait des skate-park comme ça, il fallait voyager en Angleterre ou aux Etats-Unis », raconte Axel, 17 ans. Un événement à Baillargues puisqu’une centaine de jeunes sont venus le tester dès le premier jour, juste après l’inauguration. « C’est agréable de rouler, les courbes sont bien, ils ont fait du bon boulot », nous dit un autre rider. « C’est du bon matos », poursuit un jeune après avoir passé quelques figures.
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VIDÉO – Alex Jumelin, champion de BMX, fait une démonstration pour inaugurer le complexe
Une chance pour les jeunes qui veulent se lancer dans le BMX, la trottinettes ou encore le skate-board. Des cours seront donnés par la FISE Academy ici à Baillargues, tout près des locaux de l’association Hurricane qui organise le festival mondialement connu à Montpellier chaque année. « Ça fait des années qu’on travaille justement à avoir des parcs permanent, ouverts toute l’année, pour que notre jeunesse s’y initie et que, certains, s’y entraînent. Des gens que l’on espère ensuite retrouver sur les podiums du FISE, des championnats du monde et pourquoi pas des Jeux Olympiques », se félicite Hervé André-Benoît, directeur d’Hurricane et fondateur du FISE.
Parce que oui, certaines disciplines des actions sports sont devenues disciplines olympiques : BMX freestyle et skate-board notamment. Ce complexe à Baillargues a d’ailleurs été labellisé « Terre de Jeux 2024 » pour la préparation des Jeux de Paris. « Il y aura peut-être des équipes nationales, anglaise et australienne, de BMX freestyle qui viendront s’y entraîner », se réjouit Hervé André-Benoît. « On est vraiment ici sur un standard européen voir mondiale », continue Hervé André-Benoît.
« La référence, dans les actions sports, qui était les Etats-Unis il y a 20 ans commence maintenant à être l’Occitanie » — Hervé André-Benoît, fondateur du FISE Montpellier
« On a des sites merveilleux dans la région. Il y a Sérignan, demain Grammont, à Montpellier, et là Baillargues. Ils font partie des cinq plus beaux sites au monde et on espère vraiment attirer des riders étrangers qui viendront s’entraîner à la semaine », termine Hervé André-Benoît. Ce complexe sera surveillé par des caméras et fermé à clés tous les soirs à 23 heures. « On ajustera selon la fréquentation mais je ne veux pas que l’on y fasse n’importe quoi », explique Jean-Luc Meissonnier, le maire de Baillargues.
VIDÉO – Des jeunes ravis de rouler sur ce complexe tout neuf à Baillargues
Baillargues, place forte de la culture urbaine
Celui qui a rendu cela possible, c’est bien Jean-Luc Meissonnier, heureux, ce samedi 2 juillet, de voir le sourire des nombreux jeunes venus tester, en avant-première, ce nouveau skate-park. « Il n’y en a pas d’équivalent en France. Le plus important pour moi, ce sont tous ces jeunes qui sont en train de s’éclater là dessus », dit-il.
Pour cela, la commune a déboursé 1 388 830 euros, dont 270 000 euros de subventions accordées par la région Occitanie. « On a du augmenter les impôts sur Baillargues mais la population le comprend parfaitement », explique Jean-Luc Meissonnier, fier également de son emplacement, juste à côté de la gare TER. Ce samedi, certains sont venus de Sète et ont mis seulement 15 minutes pour venir.
Mais le maire ne compte pas s’arrêter là. « On a pour ambition de faire un centre régional de breakdance et de hip-hop, qui sont aussi des disciplines olympiques, pour que les jeunes puissent pratiquer et s’entraîner. Et en même temps, j’aimerais faire, à Baillargues, une grande école de graff pour que nos gamins puissent évoluer dans une culture qui doit être rattachée au sport, tout cela dans l’intérêt général. Les parents sont contents, on est tous dans la dynamique et dans ce qui peut-être de plus beau pour nos gamins », termine Jean-Luc Meissonnier.
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