Ils n’ont pas attendu l’arrivée des pompiers avant d’agir. Deux sétois ont mis à l’abri des enfants des flammes, dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mai. L’incendie s’est déclaré dans un appartement situé rue Pierre Semard, près du Port. Les deux hommes ont éteint une partie du feu et mis à l’abri les 5 enfants, âgés de 3 à 16 ans. L’incendie serait parti d’une gazinière défectueuse.
Automatiquement, je suis monté et j’ai commencé à éteindre le feu. – Morad, un des deux riverains
Il est minuit, Morad se promène dans les rues désertes du centre-ville de Sète. Tout à coup, il entend des cris d’enfants, et aperçoit le balcon d’un immeuble en feu. « Automatiquement, je suis monté et j’ai commencé à éteindre le feu« , raconte le riverain. Morad n’est pas seul, il est aidé par Lotfi, un commerçant du quartier. Il se promène lui aussi dans cette rue : « Je suis parti vite fait dans mon commerce pour récupérer l’extincteur. Ce jeune est rentré dans l’appartement, il a réussi à éteindre le feu. Moi, entre temps, j’ai réussi à évacuer les cinq enfants bloqués à l’intérieur. »
Cinq enfants dans l’appartement
Les deux hommes n’ont pas hésité à agir avant l’arrivée des pompiers. C’était normal, pour Morad : « L’objectif c’était les enfants. On n’a pas pensé aux risques pour nous. C’est un geste humain, c’est un devoir en général. » Beaucoup de voisins sont sortis voir la scène, mais personne n’est intervenu, d’après les deux sétois. « Il y avait pas mal de monde, je comprends pas pourquoi ils sont pas intervenus, dénonce Lotfi. Il y avait des cris d’enfants, et surtout à l’intérieur il y avait de la fumée de partout, on ne voyait rien. J’avais des yeux qui piquaient, je n’arrivais plus à respirer. »
C’est un geste humain, c’est un devoir en général. – Morad
Les locataires et les deux hommes ont été intoxiqués par les fumées. Morad a passé le reste de la nuit à l’hôpital, il n’est rentré qu’à cinq heures du matin. Ses poumons et sa gorge ont été touchés. Aujourd’hui, il va mieux. « Les enfants sont à l’extérieur, tout va bien !« , se réjouit le sétois.
Les enfants sont désormais à l’abri. Ils sont temporairement logés chez une voisine.
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