Piqûres suspectes en discothèques : quatre nouvelles plaintes déposées à Béziers, annonce le procureur

INFO MIDI LIBRE. Les résultats des analyses ne seront pas connus avant au moins trois semaines, précise Raphaël Balland. Aucune trace de GHB n’a jusqu’ici été mise au jour, alors qu’une cinquantaine de cas similaires ont été recensés en France.

L’appel lancé par Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers, a semble-t-il porté ses fruits. Le 21 avril dernier, le magistrat appelait les victimes de piqûres suspectes en discothèque à déposer plainte au plus vite. « Il est impératif que les victimes se manifestent sans délai auprès du commissariat ou de la gendarmerie de leur domicile, afin de procéder à des prélèvements urinaires ou sanguins.« 

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À cette date, neuf plaintes avaient été déposées par des jeunes, certains mineurs, disant avoir été piqués, puis avoir eu des réactions physiologiques, dans la nuit du 17 au 18 avril, dans deux discothèques de Béziers. Une première plainte avait été déposée par une jeune femme dix jours plus tôt, disant avoir également été piquée dans l’un de ces établissements.

Les policiers de Béziers et la PJ de Montpellier enquêtent

« Ce sont désormais 14 plaintes qui ont été déposées dont 13 pour la soirée du 17 au 18 avril » précise ce mercredi 27 avril Raphaël Balland à Midi Libre. Quatre plaintes supplémentaires donc, sur lesquelles travaillent désormais les policiers du commissariat de Béziers, avec l’assistance de leurs collègues de la police judiciaire de Montpellier.

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Principale attente des enquêteurs à l’heure actuelle : le résultat des analyses biologiques effectuées, afin d’identifier une éventuelle substance toxique injectée. Plusieurs victimes s’étaient plaintes de nausées ou de malaises, sans gravité toutefois. Des analyses dont le résultat reste incertain, certaines substances comme le GHB, surnommé la drogue du violeur, pour sa capacité à placer dans un état second ses victimes, étant très volatile.

Des prélèvements en principe exploitables

« Sept victimes ont fait l’objet de prélèvements dans un temps en principe exploitable » précise Raphaël Balland. « Toutefois les résultats ne seront pas connus avant trois semaines, ayant fait le choix d’expertises permettant la recherche de très nombreuses substances potentielles. »

Côté policier, « on procède à des recoupements et à des recherches au niveau national » précise un enquêteur.  » À l’heure actuelle, aucun suspect n’a été identifié et aucune seringue n’a été saisie. »

Car cet étrange phénomène s’est produit quasi simultanément dans plusieurs grandes métropoles, au point qu’une cinquantaine au moins de faits a été portée à la connaissance des policiers. Une vingtaine à Nantes, et treize autour de Grenoble, selon le procureur Eric Vaillant, concernant quatre discothèques et une salle de concert.

Ni GHB ni agression sexuelle

 « À ce jour nous n’avons le retour que de trois analyses complètes qui sont totalement négatives : pas de GHB ni d’autres produits » précise le magistrat grenoblois.  » Nous attendons encore le résultat de 7 analyses complètes ( en principe vendredi) mais le laboratoire du CHU de Grenoble nous a d’ores et déjà indiqué que toutes les recherches de GHB ont été effectuées et sont négatives ».

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Une surveillance des réseaux sociaux

Policiers et gendarmes restent pour l’instant perplexes face à cette étrange série de piqûres. D’autant qu’elles ne semblent pas avoir été suivies d’un quelconque passage à l’acte, que ce soit sur le terrain des agressions sexuelles que des vols crapuleux : un seul cas, à Nantes,évoque un vol de téléphone portable et de portefeuille, alors que la victime avait fait un début de malaise.

De même, aucune identification de GHB n’a été établie. « Les seuls résultats positifs concernent des stupéfiants qui avaient été consommés volontairement par les victimes, avant d’être piquées » soupire un policier héraultais. Mais la vigilance reste de mise, tout comme la crainte de la psychose : une surveillance très active du phénomène a été mise en place par les policiers sur les réseaux sociaux.

https://www.midilibre.fr/2022/04/27/piqures-suspectes-en-discotheques-quatre-nouvelles-plaintes-deposees-a-beziers-annonce-le-procureur-10262903.php

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