La vie scolaire était entièrement déserte, ce jeudi 14 avril, au collège Croix d’argent de Montpellier. Pas de CPE, pas de surveillant. Une situation qui fait dire à Jean-Baptiste Vincensini, professeur d’histoire-géographie : « On a touché le fond ». Une pensée partagée par l’ensemble des professeurs. Tous ont donc refusé de faire cours pour dénoncer une situation jugée « intenable ».
Il y a déjà eu plusieurs avertissements, selon Bruno Marin, professeur de français et représentant du personnel : « On a alerté plusieurs fois le rectorat sans réponse ». Les deux conseillères principales d’éducation (CPE) sont en arrêt maladie. C’est donc pour dénoncer la surcharge de travail qui leur incombe que les six surveillants (des AED en langage institutionnel) se sont à leur tour arrêtés.
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Situation jugée préoccupante
Restent les 800 élèves. Ils n’ont pas eu cours, leurs professeurs estimant que les conditions n’étaient pas propices. « On s’est dit : comment fait-on si on a un élève qui ne se sent pas bien ? Ou qui devient agressif ? On n’a pas de solution (sans surveillant, ndlr) », explique Bruno Marin.
Du côté des parents d’élève, on s’offusque car la problématique est bien connue dans cet établissement, rappelle Cécile Ray, maman d’un élève et représentante des familles : « On est scandalisés parce qu’on demande chaque année des moyens supplémentaires en AED. C’est donc quelque chose qui est su et connu. » Elle poursuit : « Le fait qu’il n’y ait plus de vie scolaire c’est inquiétant parce que ça veut dire que _nos enfants ne sont pas en sécurité_. »
Rassemblement devant le rectorat
Une délégation de professeurs et de parents d’élèves se sont retrouvés, dans l’après-midi, devant le rectorat de Montpellier. Une démarche spontanée pour trouver une issue. Ils estiment avoir été en partie entendue. Cinq surveillants remplaçants seront dépêchés dès ce vendredi dans le collège.
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