Pour l’instant seul candidat déclaré pour les municipales 2026 à Boujan-sur-Libron, le maire sortant Gérard Abella se confie sur le mandat qu’il vient de vivre, ses relations avec l’Agglo et Robert Ménard ou encore sa présence aux voeux du député RN et candidat à Béziers, Julien Gabarron.
Pourquoi avoir pris cette décision de vous présenter pour un nouveau mandat ?
J’aime bien faire ce que je dis. Après avoir mis en place des projets, je veux arriver au bout. Il y en a un qui me tient particulièrement à cœur, celui du plan d’eau. Mais ce qui m’a surtout décidé, c’est que j’ai plus d’expérience. Lors de mon premier mandat, j’avais continué à travailler mais lors de mon second, j’étais à 100 % à la mairie parce que je me suis rendu compte de l’ampleur de la tâche. Et puis il y a aussi le fait que ceux qui pourraient prendre ma suite ne sont pas encore prêts à le faire.
Comment résumer votre dernier mandat ?
Ça a été beaucoup de travail et pas mal de responsabilités. Mais aussi du plaisir quand on réussit à faire des choses pour les gens. Ce dont je suis le plus fier c’est que la commune n’a plus de dettes, avec zéro emprunt en cours. Ce qui nous donne des bonnes perspectives d’avenir pour mettre en place certains projets. Comme construire une salle polyvalente sur la commune avec des négociations qui sont déjà en cours pour le terrain. Il y a aussi eu une salle médicale avec 25 praticiens, la construction d’un stade supplémentaire, deux terrains de tennis en plus, le centre aéré à deux euros par demi-journée sans condition de revenus qui m’avait tenu à cœur…
Pour l’instant, vous êtes le seul candidat à se présenter, c’est quelque chose de particulier ?
Oui. Est-ce que c’est bien ou pas bien ? Je ne sais pas. C’est sûr que c’est plus confortable pour nous. Mais dans un sens, l’opposition peut être positive, ça peut amener des idées. Mais de toute façon, le débat, je l’ai tout le temps avec tout le monde et je prends leur avis en compte.
Sur sa présence aux vœux de Julien Gabarron : « Je considère qu’il y a du bon chez tout le monde »
Quand on est une commune aussi proche de Béziers, c’est un atout ou un poids ?
Je ne sais pas vraiment, on est quand même encastré dans Béziers… Nous ne sommes pas non plus un village dortoir, nous sommes un quartier privilégié de Béziers. Ce qui est bien c’est que nous avons une convention avec la police municipale de Béziers, ce qui nous permet de lutter contre la délinquance et les incivilités. La proximité de la ville est quand même un atout, on a le centre-ville pas loin. Ça fait qu’on est un village qui ne manque de rien.
Qu’attendez-vous de l’Agglo pour votre prochain mandat ?
On sait tous que les aides et subventions de l’État, la Région et le Département vont être plus que réduites. Il va nous rester que l’Agglo, donc il va falloir aider un peu plus les villages et un peu moins la ville.
Comment qualifiez-vous vos relations avec l’Agglo et Robert Ménard ?
Elles sont platoniques. On attend patiemment les municipales, elles seront ce qu’elles seront et on verra. Je resterai à l’Agglo parce que je représente des gens, c’est un devoir d’y aller. Chacun fait comme il veut, le faire ou pas. Moi, je choisis de continuer à m’y rendre.
On vous a vu aux vœux du député et candidat RN pour Béziers, Julien Gabarron. Doit-on y voir un soutien pour les municipales ?
Je suis totalement libre de mes choix, je ne suis dans un aucun parti politique. Je considère qu’il y a du bon chez tout le monde et surtout, je vais écouter tout le monde. Y compris Robert Ménard lorsqu’il fera sa réunion publique, pour écouter son projet pour Béziers. Au même titre que je suis allé écouter Julien Gabarron et que j’irai écouter Thierry Mathieu. Tout ça m’intéresse parce que ça aura des conséquences pour tout le monde. Je les attends notamment sur l’économie et les relations avec l’Agglo.
Comment voyez-vous l’Agglo de demain ?
De fait, elle sera remodelée puisqu’il y a certains maires qui ne se représentent pas, des majorités vont être modifiées… Après le 22 mars, on verra ce que proposent ceux qui prétendent à être président de l’Agglo. C’est de bon augure, ça peut apporter des idées nouvelles. Peu importe le président, je pense que la configuration des choses fera qu’on sera un peu plus entendus.
Vous avez été le président, pendant sept ans, de l’OPH, aujourd’hui au cœur de nombreux tumultes. Comment le vivez-vous ?
Je ne préfère pas me prononcer car la directrice générale suspendue, c’est ma compagne. Et surtout, il y a des procédures en cours. Je fais confiance au conseil d’administration qui prendra des décisions en son âme et conscience. Ce qui est sûr, c’est que lors de mon prochain mandat, je vais demander à réintégrer le conseil d’administration parce que le logement social, c’est quelque chose qui me tient à cœur.
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